Le clocher bulbeux de l’église de Lucey
L’ancienne église était depuis le 13ème siècle la chapelle des seigneurs de Lucey. De style gothique et de dimension réduite, le haut de son clocher a été arasé à la révolution française. En 1837, le Comte Charles de Boigne, fils du général (celui des quatre sans cul de Chambéry), a fait rehausser ce clocher avec un bulbe de style byzantin, en souvenir des voyages de son père en orient. Quelques années plus tard, le Comte Charles fait construire l’église actuelle de style gothique flamboyant.
La Chapelle St Romain
La Chapelle St Romain se situe sur une colline près d’un belvédère dominant la plaine du Rhône et le vignoble. Construction récente de 1995, elle a été réalisée sur l’initiative d’une association de villageois crée en 1989.
La première pierre est bénie par l’abbé Euler et l’inauguration s’effectue en 1995 par Mgr Dumoget. .Elle succède à une chapelle primitive qui daterait du 6ème siècle et dont les dernières traces remontent à 1930 (pierres de taille, vestiges de fenêtres ogivales et piliers.)
Certains auteurs pensent que cette chapelle était en fait la première église de Jongieux avant la construction de celle de Jongieux-le-Haut au XVIIè siècle.
Des travaux ont été réalisés en 1716 : crépi, reconstruction de la voûte, carrelage, plâtre. La cloche aurait été achetée à ce moment- là mais elle se serait envolée un jour de tempête et enlisée dans les marais de Lagneux.
Cette chapelle est abandonnée pendant la période révolutionnaire.
Avant la chapelle primitive, il y avait un sanctuaire gallo-romain du IIème siècle.
C’est à l’occasion de la mise en place d’une croix que l’on se rend compte que le piédestal utilisé n’est autre que la dalle d’un laraire, petit temple romain.
Suite à cette découverte, on entreprend des fouilles pendant l’hiver 1938-1939 qui vont permettre de découvrir des pierre monumentales et une stèle, pierre blanche provenant des carrières du Rhône à Yenne, dédiée au Dieu Gaulois Silvain, dieu aux fonctions multiples : dieu de l’abondance . On a donc sculpté ce dieu Silvain afin de glorifier la vigne.
Le Dieu Silvain est représenté de la manière suivante :
 » Un vieillard barbu et chevelu aux formes athlétiques, vêtu seulement d’un pagne rituel, présentant dans sa main gauche, un panier d’offrande rempli de fruits et de légumes et portant, à droite, une marmite d’airain.
La stèle porte au dos l’épitaphe d’une chrétienne au nom germanique de Valho morte en 504 à l’âge de 83 ans et enterrée à cet endroit.

Le château de Lucey
Le château de Lucey, dénommé également château de Boigne, est situé à Lucey, en Savoie, à la limite de l’Ain et à proximité du lac du Bourget.
Il s’agit d’abord d’une maison forte édifiée au XIIIe siècle sur les hauteurs de la seigneurie de Lucey, qui sera plus tard érigée en baronnie (XVIe) puis en marquisat (XVIIe).
Surveillant la plaine du Rhône, à la lisière du Petit Bugey Savoyard, région sensible aux portes des royaumes de France et du duché de Savoie auquel Lucey appartient, l’édifice est agrandi dès le début du XVe siècle puis passe à la famille de Mareste qui conservera le fief jusqu’à la Révolution.
Entre-temps, aux XVIIe et XVIIIe siècles, le château médiéval laisse place à une résidence confortable. Les fenêtres à meneaux disparaissent, des chambres sont aménagées, les pièces sont décorées de peintures.
A la Révolution, les tours sont détruites et le château en partie pillé. Ses nouveaux propriétaires au XIXe siècle, la famille de Boigne, relèvent le domaine, et le dotent d’un avant-corps de style Renaissance. Seule la façade sud à l’arrière conserve quelques éléments médiévaux. Des travaux de modernisation complètent la mue du château au XXe siècle (installation de l’électricité, chauffage central, rénovation des peintures, embellissement de la façade après dépose de l’ancien crépi qui recouvrait les pierres de taille).
Au cours du XXe siècle encore, dans le parc, sont mis au jour des vestiges antiques (autel, plaque funéraire, poids de mesure), désormais inscrits et protégés.
Les nouveaux propriétaires replantent enfin des parcelles de vignes et produisent des vins de cépages savoyards, Roussette et Mondeuse.