– Histoire du fils de Marie-Hélène Lafon, roman qui vient de paraître et de recevoir le prix Renaudot .

André, dont le père est inconnu, est élevé par Hélène, la sœur de Gabrielle, et par son oncle, non loin de Figeac, au sein d’une famille aimante qui l’a rendu heureux et courageux. L’histoire se déroule de 1908 à 2008, du Lot au Cantal, à Chanterelle près d’Aurillac. A partir de va et vient dans les époques et les lieux, l’auteur construit peu à peu une ascendance à André, mettant à jour les secrets de ses origines. L’écriture est remarquable, délicate, précise et poétique, l’histoire bien menée, un vrai bonheur de lecture !

– 2 coups de coeur tirés du concours des AVF

Les déracinés de Catherine Bardon ( Pocket)

Le roman, passionnant , qui se lit d’une traite car riche en péripéties, retrace l’épopée d’un couple de jeunes Autrichiens, en quête d’une terre d’asile, après l’Anschluss. Repoussés loin de l’Europe puis des Etats Unis, ils trouvent enfin une terre d’accueil en République Dominicaine où ils vont bâtir avec d’autres une colonie, dans un environnement hostile, à force de volonté .La grande Histoire se mêle à l’aventure.

Ceux que je suis d’Olivier Dorchamps   (Pocket)

Premier roman émouvant et très humain. Le narrateur Marwan, professeur, Français, qui vit à Clichy avec sa famille, est surpris par la volonté de son père, mort subitement, de se faire enterrer à Casablanca, selon les rites marocains, alors qu’il a travaillé sans relâche pour permettre à ses fils de faire de belles études et en faire de vrais Français .Marwan, l’aîné des trois fils, doit accompagner le cercueil de son père sur une terre presque étrangère. A l’occasion de ce retour, il découvre peu à peu les secrets qui ont façonné l’enfance de son père et la vie de ses grands-parents  .Roman de la quête de l’identité, de la transmission familiale et de la tendresse.

André Drutel